Ecole du Nord

2019-2020 Nos élèves ont du talent

L’Ecole du Nord à Mapou : 45 ans d’Excellence

 

L’Ecole du Nord, établissement homologué AEFE (Agence pour l’enseignement du français à l’étranger) situé au village Labourdonnais, à Mapou, fête cette année son 45ème anniversaire. Une cérémonie était organisée le jeudi 2 juillet 2020 à l’école, à cette occasion.

 

Étaient réunis pour un moment convivial autour de Mme Brigitte Piat, qui a fondé l’école il y a 45 ans avec M. François de Grivel et feu M. Gérard Maujean, les membres fondateurs et les élèves ayant effectué la première rentrée en Septembre 1974 mais également la direction actuelle de l’école, les membres du comité de gestion de l’École du Nord et de l’association des parents d’élèves.

Madame Piat a en effet écrit un livre inédit, revenant sur les débuts de cette école, et sa première rentrée le 24 septembre 1974 avec seulement 19 élèves ! Le livre a été présenté aux invités et remis aux membres fondateurs ainsi qu’aux élèves de cette promotion de 1974 qui étaient présents.

 

Livret version numérique à lire

 Les jeunes talents de l’école ont également été mis en lumière lors de cette réception, puisqu’étaient également présents Sadya Najo et William Hill, deux anciens élèves de l’école du Nord qui ont reçu la Bourse d’Excellence Major suite à l’annonce des résultats du baccalauréat 2020. Tous deux se dirigent vers des études supérieures de très haut niveau en France, Sadya intégrant le lycée Henri IV à Paris et William le lycée Ste Geneviève à Versailles, tous deux en cursus de classe préparatoire aux grandes écoles.

 

Le Chef d’établissement, Monsieur Jean-Claude Peltier : « Le livre et l’histoire de Madame Piat nous rappellent la raison d’être de l’Ecole du Nord : une école associative, co-gérée par les parents et l’AEFE, délivrant un enseignement français de qualité, polyglotte et ouvert sur le monde. L’ambition éducative est une constante traduite cette année encore par l’excellence de nos élèves et de nos anciens élèves ! Notons cette année 22 félicitations du Jury à l’examen national du Brevet ou encore les Bourses Excellence Major qui permettront à Sadya et William d’entrer dans les plus sélectives et les plus prestigieuses grandes écoles parisiennes ».

Réunissant 1260 élèves de la maternelle au collège, l’Ecole du Nord est le plus grand établissement privé de la région Nord de l’ile et délivre un enseignement homologué par l’éducation nationale française aux enfants français qui résident à l’Ile Maurice, ainsi qu’aux enfants mauriciens ou étrangers qui recherchent un enseignement plurilingue à la française. L’école bénéficie d’un statut associatif privé à but non lucratif qui assure des missions de service public et bénéficie de l’aide de la France (personnels enseignants et d’encadrement, formation continue des personnels, …). L’objectif est de délivrer le meilleur service au meilleur prix, garanti par un pilotage où les familles assurent de nombreuses responsabilités dont la gestion budgétaire ou du personnel. Cela explique la qualité du recrutement et la richesse des dispositifs de formation des personnels, les conditions exceptionnelles d’enseignement et d’équipement dans un cadre magnifique.

Prix littéraire Elisabeth Boullé 2020

 

Les Prix seront remis à la rentrée prochaine aux brillantes lauréates !

 

 

Pour la seconde année consécutive, l’Ecole du Nord a pris part au concours d’écriture organisé par nos amis enseignants de l’Ecole du Centre. Et pour la seconde fois, l’Ecole du Nord remporte le Premier Prix ! Bien sûr, nous serons ravis de collaborer à nouveau au prochain Prix littéraire Elisabeth Boullé… Pour la 6e édition du prix, il avait été proposé comme thématique et titre : « Maurice 2120, pour un regard vers l’avenir en l’an 2120 », et comme genre, la science-fiction.  Les participants (nos élèves de 3ème) ont rédigé des nouvelles autour de la technologie, l’humain et la nature, avec un regard sur les idées scientifiques et environnementales en lien avec la société.  Dans ce contexte, il leur était demandé de s’interroger également sur le positionnement de Maurice tel qu’ils l’imaginent dans l’avenir. Bravo à Garance Josso qui a su mêler les contraintes du sujet sans omettre d’y ajouter une certaine touche d’humour !

Erwan JARLEGAND (professeur de français de Garance)

***

Congelé

 

Bip, bip, bip, bip…Ce bruit résonnait dans ma tête incessamment. J’ouvris les yeux. Que s’était-il passé ?

Depuis combien de temps étais-je là ? Deux jours ? Deux semaines ? Deux mois ? Deux ans ?

Je m’observais dans le miroir accroché au mur, face à moi. J’étais pâle, mais je n’avais pas vieilli. Des machines très sophistiquées m’entouraient. Je n’en avais jamais vu de telles auparavant. Mon cas était-il si spécifique qu’il nécessitait d’en avoir besoin ?

Un homme entra dans la pièce au moment où je tentais de m’extirper du lit. Il paraissait étonné de me voir réveillé. Il m’examina avec ce qui pouvait ressembler à un stéthoscope, lequel faisait résonner les battements de mon cœur dans l’ensemble de la pièce. Il connecta le stéthoscope à un ordinateur portable d’environ quarante pouces – tout en restant muet – et débuta l’enregistrement de ces battements.

Il brisa soudain le silence pour s’exclamer, satisfait : « Tout va bien pour vous ! ».

J’en attendais naturellement un peu plus de sa part… Qu’il puisse m’expliquer ce que je faisais là, dans cette chambre d’hôpital, sous la surveillance de ces équipements médicaux démesurés ; mais, apparemment, il avait achevé son examen et ne comptait pas m’en dire plus.

Je me souvenais de mon accident de ski nautique – qui avait répandu mon sang dans les eaux turquoises de la plage Casita et fait fuir les touristes peu compatissants – mais après, ma mémoire faisait face à un grand trou.

Le médecin sembla percevoir mon trouble. Il prit un air grave et m’expliqua, brièvement, ce qui était survenu.

Dès mon accident, en 2019, j’avais été plongé dans un coma profond pendant près de deux années. Les médecins estimaient que mon cas était désespéré, mais ma famille gardait espoir et refusait que l’on puisse me « débrancher ». Alertée, la communauté scientifique s’était décidée à faire de moi le cobaye d’une nouvelle expérience qui ferait entrer la recherche mauricienne dans la postérité.

« Hibernatus » des temps modernes, mon corps avait été congelé et maintenu, pendant près d’un siècle, dans cet hôpital de l’île Maurice, jusqu’alors plus connue pour ses pics de chaleur que pour ses froids polaires.

Personne ne pouvait imaginer que cette expérience fonctionnerait ; je m’étais pourtant réveillé, bel et bien vivant.

« Décongelé » et extirpé de ce coma glacial, je commençais à mieux comprendre les sensations de chaud et de froid qui me traversaient depuis mon réveil.

En ce mois de novembre 2120, je devais approcher les cent vingt-huit ans et conservais cependant tous les atouts qui faisaient de moi un jeune homme qui ne laissait pas indifférent au siècle précédent.

Le médecin m’expliqua que je devais passer des examens complémentaires avant ma sortie.

Qu’allais-je faire ? Si mon décompte était bon, les membres connus de ma famille devaient tous être décédés, étant peu vraisemblable que la congélation se soit généralisée à l’ensemble de l’île.

Tous les phares et balises de ma vie d’insulaire s’avéraient perdus. Qu’était devenue ma maison ? Les voitures existaient-elles encore ? Volaient-elles ? Enfermé dans ma chambre d’hôpital, j’étais pour le moment condamné à imaginer ce monde inconnu dans lequel j’allais être plongé d’ici quelques heures.

Les examens achevés, le médecin me recommanda d’enfiler un pull réfrigéré afin d’éviter un choc thermique. Le réchauffement climatique s’était accentué encore sur l’île pendant ma période de repos prolongé.

Le médecin me fournit une carte de l’île et m’indiqua l’emplacement de la Clinique Fortis Darné, à La Croisette, où nous nous trouvions. Il me fallait désormais prendre un premier bus – il en existait donc toujours ? – qui me conduirait à Mapou, puis un second qui me rapprocherait de mon domicile, à Port-Louis. Après toutes ces recommandations, je sortis de l’hôpital.

Le spectacle autour de moi était très éloigné de tout ce que j’avais pu imaginer. Pour tout le monde cela paraissait normal mais, pour un « homme du passé » comme moi, l’ambiance était surprenante : d’énormes bus surélevés passaient au-dessus des voitures ; de très belles voitures d’ailleurs, mais sans chauffeurs. Quand les passagers en sortaient, les portes se levaient toutes seules. Des monocycles électriques et de petits engins en forme de ballons glissaient sur le sol dans un silence le plus complet.

Il me fallut du temps pour trouver l’arrêt de bus : j’étais tellement intrigué par tout ce que je découvrais autour de moi que je ne faisais pas vraiment attention à la direction que je prenais.

Tout était… différent. Je me demandai si nous étions vraiment sur la planète Terre et comment les habitants avaient pu la « sauver ». A mon époque, il nous semblait qu’il nous restait peu de temps à vivre, que nous mourrions tous à cause de la pollution et du réchauffement climatique. D’ailleurs, les Hommes avaient-ils réussi à aller sur Mars ? Je me posais vraisemblablement trop de questions alors que l’urgence me dictait de rejoindre « ma » maison.

A peine étais-je descendu du bus que je la reconnus, comme si j’en avais franchi le seuil la veille. Instinctivement, je me dirigeai vers elle. Je me demandais qui j’allais pouvoir y trouver. Peut-être que mes parents l’avaient vendue avant leur décès ou l’avaient léguée à ma sœur qui l’avait elle-même léguée à son propre fils…

J’ouvrais le portillon vert délavé qui semblait ne pas avoir été repeint depuis des lustres. Je me souvenais de mon père toujours prêt à le peindre, mais qui n’avait jamais tenu entre ses mains le moindre pinceau.

Je pénétrai dans le petit jardin et m’apprêtai à appuyer sur la sonnette. Un écran plastique semblait toutefois l’avoir remplacée. J’appuyai avec insistance, à plusieurs reprises, mais rien ne se passa. Les passants devaient me prendre pour un illuminé. Au bout d’un moment, une sorte de rayon bleu apparut et m’éclaira le visage. Une voix électronique se mit à me parler : « Bonjour, veuillez poser votre doigt pour que nous puissions relever votre empreinte ». Je m’exécutai. Le rayon bleu scanna mon empreinte et la voix me dit : « Veuillez patienter, nous contactons le propriétaire ».

Deux minutes plus tard, un jeune homme se présenta. Il s’appelait Antarès, un prénom très rare à « mon » époque. Il me dévisagea et sembla immédiatement comprendre : le médecin ne s’était pas trompé en me disant que j’étais entré dans la légende pour tous les habitants de l’île et même au-delà de ses frontières.

Antarès me fit pénétrer dans « ma » maison, laquelle était clairement la sienne. Je retrouvais les espaces que j’avais connus, mais l’ameublement et la décoration étaient très éloignés de mes souvenirs. Avec en plus, des machines, d’énormes machines : des ordinateurs démesurés, de grands téléviseurs encastrés dans les murs, des réfrigérateurs immenses, etc.

Antarès slalomait entre toutes ces machines, les pieds fixés sur une petite plateforme qui survolait le sol. Il me proposa un café. Trois tapes dans ses mains et voici qu’une tasse était livrée dans les miennes. Antarès m’interrogea sur ma « congélation ». Manifestement, il devait en savoir plus que moi ; les quelques mots du médecin ne pouvant remplacer la centaine d’années de publications sur mon cas. D’autant que je souhaitais surtout savoir ce qu’il était advenu de ma famille…

Une fois mon café avalé, je pris mon courage à deux mains et lui posai la question dont je craignais surtout la terrible réponse.

Il semblait avoir anticipé cette rencontre et alla chercher une enveloppe. Il la posa sur la table, s’assit et me dit :

« Avant que je ne te fournisse plus d’explications, j’aimerais que tu lises cette lettre que nous nous transmettons de générations en générations ».

Il était devenu pâle ; l’heure semblait grave. J’ouvris l’enveloppe, aussi délicatement que l’empressement d’en découvrir le contenu me le permettait, et reconnus immédiatement la jolie écriture de ma maman.

Mon cher fils,

Je ne sais pas quand tu te réveilleras.

Si tu lis cette lettre, c’est que nous avons fait le bon choix.

Après ton accident, nous avons cru que tu allais mourir. Tu étais dans le coma et, sois certain, que ton père, ta sœur et moi-même espérions tous ton réveil. J’allais te voir souvent pour te parler avec l’espoir que tu m’entendes et que tu ouvres les yeux ou que tu bouges ta main rien que d’un millimètre.

J’ai espéré longtemps.

Mais après des mois et des mois, la dépression s’est emparée de moi.

Les médecins, si déterminés au départ, n’étaient finalement plus aussi certains pour ton cas et militaient pour l’arrêt des soins.

Notre désespoir était grand, jusqu’à ce jour où cette équipe de scientifiques mauriciens nous a proposé une expérience révolutionnaire. Nous étions d’accord, car, de toute façon, je m’étais faite à l’idée que tu ne te réveillerais pas.

Peut-être que ce seront mes arrières-arrières-arrières petits enfants qui te transmettront cette lettre ou alors te réveilleras-tu juste après notre décès.

Je ne sais pas, mais je continuerai à espérer jusqu’au bout de mes forces.

Bonne et longue vie à toi,

Ta Maman qui t’aime.

Encore serré dans mon pull réfrigéré, les larmes me montaient aux yeux. Antarès, tout autant.

Nous étions dans l’ancien salon familial, celui où nous répandions le sable, bien malgré nous, à nos retours de la plage.

Par cette lettre et l’émotion qu’elle suscitait pour Antarès, je réalisais que ma famille avait perpétué mon souvenir dans cette maison, espérant, tous, que je revienne à la vie un jour. Cela me touchait. Cette lettre me touchait profondément.

Le silence qui s’était installé me gênait désormais. Antarès me proposa de prendre une douche pour « reprendre » un semblant de vie normale. Je le suivis. J’avais cependant peur de découvrir une douche aussi surprenante que tous les objets connectés qui meublaient ce nouvel univers. Etonnamment, non. Elle avait certes une forme particulière, mais elle semblait fonctionner comme à « mon » époque.

Je restai longtemps sous le jet de cette douche à réfléchir à ces années « perdues » qui, par ma jeunesse physique, m’apparaissaient finalement « gagnées ».

La nuit tombait ; l’obscurité gagnait la salle d’eau. A peine effleurais-je de ma main humide ce qui me sembla être l’interrupteur, qu’une onde électrique me transperça. Au choc sourd de ma tête sur le sol répondirent des ruisseaux de sang qui inondèrent mon visage. A peine le temps de me remémorer ce parfum si particulier connu lors de mon accident que déjà je sombrai…

Franchir un siècle congelé, sur une île surchauffée par la révolution scientifique à laquelle j’avais contribué malgré moi, tout cela pour finir en un instant… électrocuté ; à l’instar de ce chanteur mal-aimé, aussi malchanceux que moi, mais tombé, lui, depuis bien longtemps dans l’oubli.

Garance Josso ( 3ème C )

Nos élèves ont du talent – Concours de danse

Nos élèves se sont de nouveau brillamment illustrées au concours de la Fédération Régional de Danse de la Réunion en mars dernier.  Le Studio Dance School de Beau Plan pour la danse Jazz et Contemporaine et le Jeune Ballet Mauricien de Grand Baie ont de quoi être très fiers des superbes performances des participantes qui ont magnifiquement défendu les couleurs de l’ile Maurice. Et notre école est tout aussi fière de compter parmi ses élèves ces jeunes filles passionnées et talentueuses.

Nos félicitations à : Noémie Bax (4eE), Kimaya Cortot (5eA), Anna (4E) et Jeanne (CM2 F) Echevin, Romane Durand (3eC), Romane Gufflet (3eD), Sienna Junca (3eC), Anisse Mayé (4e D), Rachel Vallet (CM1 C), Jade Salomez ( 6eC )

Palmarès du concours pour les élèves de l’EDN :

En Ballet Classique 

4 Premiers Prix Nationaux dont 3 avec félicitations du jury et 2 coup de cœur du jury

2 Deuxièmes Prix Nationaux

1 Troisième Prix National

En Jazz et Contemporain

8 Premiers Prix Nationaux dont 3 à l’Unanimité

2 Premiers Prix Régionaux

2 Deuxièmes Prix Régionaux

1 Troisième Prix Régional

La nuit de la lecture à l’IFM

 

 

Dans le cadre d’un travail sur le conte effectué avec leur enseignante de français, Marie Demairé, quelques groupes d’élèves ont proposé au public de l’Institut Français de Maurice une lecture expressive de contes à l’occasion de La nuit de la lecture. Le public n’oubliera pas le vieux sage interprété par Sasha ni le petit lapin de Maïtéa et Esha entre autres personnages hauts en couleurs dont les différents groupes nous ont fait le récit. Une belle soirée où l’on a vu naître de jeunes talents ! La salle était comble et le public très enthousiaste. Merci à Véronique Nankoo pour son invitation et un grand bravo aux élèves, aussi bien ceux qui sont montés sur scène que ceux venus les soutenir !

 

Compétition d’échecs

Alexander LEVE HANG a participé à la MCB Junior Chess Open. Le tournoi a eu lieu le 30 novembre 2019 à la MCB de St Jean. Fan d’échecs, Alexander a commencé à jouer à l’âge de 3 ans et demi avec son papa. C’était sa première participation à une compétition. Il est ravi et fier d’avoir terminé second en gagnant 5 des 6 parties jouées pour la MCB Junior Chess Open (défaite face au champion de la compétition)


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PEDAGOGIQUES 2019/2020